On a commencé par tuer une Monstera Albo. Achetée 240 €.

Pas par négligence. Par excès d'amour et manque d'information.

On l'avait reçue en cadeau. On savait qu'elle valait cher. On a paniqué. On a passé trois soirées sur Reddit, deux dans des growshops bondés où on parlait majoritairement de cannabis, et une à commander un produit américain à 50 € de frais de port. Quand le colis est arrivé : tout en anglais, dosage en cuillères-à-soupe US, étiquette qui ressemblait à un produit de désherbage.

On l'a tuée quand même.

C'est devenu une obsession. On a commencé à comprendre pourquoi : en France, il n'existait pas de marque qui parle aux plant parents urbain·es comme nous. Celles et ceux qui dépensent 200 € dans un Philodendron rare, mais ne savent pas combien de gouttes mettre dans leur arrosoir.

Entre les jardineries qui ignorent la semi-hydroponie. Les growshops aux univers vingt ans en retard. Les sites US à 50 € de frais de port. Il y avait un vide.

On l'a comblé. Sobrement. 18 références sélectionnées avec un agronome partenaire. Une fiche dosage par espèce dans chaque colis. Un design qu'on assume sur l'étagère, à côté de l'huile d'olive et de la bougie Diptyque.

« Tu n'es pas une mauvaise plant parent. On t'a juste mal expliqué. »

Notre conviction tient en une phrase : on peut prendre soin de ses plantes sans devenir agronome — à condition que quelqu'un, quelque part, ait fait le travail à votre place.

On a fait ce travail. Pas pour tout le monde. Pour celles et ceux qui n'ont rien trouvé qui leur parle. Pour les Camille de Paris 11e, les Claire de la Croix-Rousse, les Léa de Saint-Cyprien. Et pour les Antoine de Toulouse qui bricolent leurs capteurs IoT en attendant qu'on existe.

Ça commence aujourd'hui.


— L'équipe STOMATE

La suite, c'est tes plantes qui respirent.